Le « film » d’une Epreuve

Tout commence par le briefing d’épreuve, le matin à 6 h 00, le soir à 19 h 00. C’est là que le « menu » du vol établi par le directeur des vols est communiqué aux participants, pilotes, équipages et officiels. Ce « menu » est remis par écrit à chaque équipage ainsi qu’une feuille d’observations et de prévisions météo.

En fonction des possibilités offertes par les conditions atmosphériques (durée du créneau de vol possible, orientations différentes du vent selon les altitudes), et d’un nombre d’autres facteurs, comme les épreuves déjà courues, l’état de fatigue des officiels et des concurrents, le directeur lancera des épreuves plus ou moins compliquées, plus ou moins nombreuses. Le soir, on lance plutôt des épreuves simples ou doubles; le matin, on lance plus couramment des épreuves triples, quadruples et même quintuples.

Une épreuve commence par la mise en place et l’assemblage du matériel transporté à bord d’une remorque ou d’un fourgon. Cette mise en place se fait soit sur un terrain d’envol choisi par le directeur d’où les ballons par­tent groupés. Certaines épreuves commencent par des décollages où chaque concurrent choisit son terrain de décollage pour voler vers un but unique choisi par le directeur ou des buts multiples qui peuvent être choisis par les concurrents.

Il existe également des épreuves de vitesse et des épreuves où les pilotes doivent tracer des angles que l’on mesure en degrés ou des triangles que l’on mesure en surface. Sur les buts ou les cibles, les précisions peuvent varier de quelques centimètres à quelques kilomètres selon la maniabilité des courants d’air et l’habileté des pilotes.

Un facteur majeur de réussite en compétition est la cohésion et l’efficacité de l’équipe au sol qui suit le ballon et qui souvent fournit des éléments de guidage au pilote. L’usage des GPS autorisé en compétition depuis quelques années a apporté de la précision à certains résultats. La compétition se déroule avec l’utilisation de GPS voir d’autres systèmes d’aide à la navigation. Mais on navigue aussi et surtout comme tous les navigateurs l’ont fait depuis des centaines d’années, par cheminement sur une carte au 1/50 000 (dite d’Etat-Major).
L’intérêt et la qualité de la compétition ne dépend pas du nombre d’épreuves lancées. Il dépend de l’adéquation entre les conditions météo et les épreuves lancées. On peut parfaitement réussir une quintuple un matin et ra­ter une double le soir.
L’objectif est de limiter les aléas météo et de lancer un maximum d’épreuves permettant aux concurrents de courir sans intervention du hasard. C’est l’objectif majeur d’un directeur des vols. Quand cet objectif est rempli, on se rend compte que « ce sont toujours les mêmes qui sont en tête ». Car bien que la montgolfière ne soit pas un engin dirigeable qui ne vole qu’au gré du vent, la hiérarchie des valeurs que l’on connaît dans tous les sports nobles (où le matériel n’entre pas – ou peu – en ligne de compte), se retrouve aussi, au plus haut point dans la compétition aérostatique.

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