Introduction à la compétition aérostatique

La compétition en montgolfière est l’art de diriger un engin non dirigeable. Une montgolfière « flotte » dans le courant d’air, elle se déplace avec le vent et à la vitesse du vent, comme un bouchon sur l’eau dérive à la vitesse du courant. Dans un ruisseau, le courant suit la pente, mais les rochers, les sinuosités du terrain modifient légèrement et fréquemment, sa direction.

C’est la même chose en l’air, où le vent varie en force et en direction, suivant le moment de la journée, suivant le profil du terrain et surtout suivant l’altitude.

On dirige une montgolfière en utilisant tour à tour, ou simultanément, les particularités du relief, les effets de l’ensoleillement ou de l’ombre et surtout en cherchant les changements d’orientation du vent, selon les différentes hauteurs.

L’utilisation du courant d’air ne doit rien au hasard et le meilleur pilote est celui qui trouve plus tôt le bon courant d’air, celui qui réussit mieux à exploiter les infimes variations du vent. Ce talent ne doit rien au ballon utilisé, car une montgolfière n’a pas de performances propres ; c’est un aérostat qui ne se déplace pas autrement qu’avec le courant d’air. Toutes les montgolfières se valent en compétition. Leur forme fuselée leur donne une bonne aptitude à monter ou à descendre rapidement, mais elles doivent être assez stables pour rester en palier, à la même hauteur.

La compétition aérostatique est une compétition authentique dont le résultat ne doit rien au matériel. La performance réalisée ne dépend que du pilote et son équipage. Il n’est pas nécessaire d’avoir le dernier modèle de montgolfière pour gagner une compétition. On pourrait même tirer les montgolfières au sort pour les attribuer aux pilotes avant le départ, sans que cela change le résultat d’une épreuve.
La primauté du pilote sur la machine rend la compétition en montgolfière particulièrement stimulante et valorisante pour ceux qui la pratiquent, comme pour ceux qui la suivent. Tous les concurrents partent à égalité de chances sur le plan matériel. C’est ce qui rend ce sport aussi attachant.
Jacques Bernardin

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