Vols 2009

Châtellerault vue du ciel

L’aube se levait. Sébastien nous ouvrit la barrière en bois qui bloquait l’accès à la pointe de forclan, puis grimpa à l’arrière du véhicule après avoir pris soin de refermer derrière nous. Michel nous conduisit au lieu habituel d’envol. Tout le monde s’activa pour décharger la remorque et préparer la montgolfière au décollage. Une fois le matériel en place, je pris le même poste que celui que j’avais occupé la veille. Pendant que je maintenais la bouche de l’enveloppe ouverte, je me réveillais au son du ventilateur, tout en essayant de comprendre ce que me disait Rose Anne, à quelques mètres de moi.

Après s’être occupé d’accrocher la soupape, Sébastien coupa le ventilateur et laissa la place à Amélie qui actionna le brûleur. Le ballon se redressa doucement et lorsqu’il fut debout, Pascal pu nous rejoindre avec la corde de couronne, pour nous aider à maintenir la nacelle, qui oscillait en essayant de quitter le sol.

Amélie se tourna alors vers moi et me demanda si je voulais voler. Un peu surpris et gêner de prendre la place de quelqu’un qui était beaucoup plus présent lors des précédents vols, je demandais à Pascal: « Mais toi t’as pas envie de voler ?».

En gentleman il m’encouragea à accepter, arguant qu’il aurait bien d’autres occasions.

Comme tout le monde se joignait à lui, j’enjambais le rebord de la Nacelle et pris place à l’intérieur. La même proposition fut faite à Sébastien qui fini par nous rejoindre à bord.

Michel alla chercher rapidement des chewing-gum que réclamait ardemment notre pilote, et des casquettes pour nous protéger des écoulements du brûleur.

Le ballon ne semblait pas prêt à nous laisser partir, peu habitué à porter le poids de trois personnes dont deux dépassaient les 80 kg. Amélie insista sur le brûleur pour que …

Loudun (Verrière)

Ce samedi après-midi, Amélie m’avait donné un point de ralliement à la sortie de Loudun.

Après 45 mn de route, je la retrouve pour faire voiture commune durant les derniers kilomètres qui nous conduisent jusqu’au château de Verrière. L’indication qui nous a été laissée par l’équipe est très approximative, et après plusieurs demi-tours sur un chemin pierreux, qui ne fera pas ralentir ma conductrice, nous retrouvons Jacques, Rose-Anne, Michel et Pascal.

L’endroit est très beau, et la lumière déclinante de cette fin de journée d’automne laisse présager un joli vol. Didier et Paul nous rejoignent enfin, après avoir eu les mêmes difficultés que nous. La fraicheur commence à se faire sentir, et je regrette d’avoir laissé mon pull dans ma voiture. Heureusement la flamme du brûleur dégage assez de chaleur pour réparer cet oubli. Jacques et ses deux passagers décollent en premier, suivis de près par Amélie, Rose-Anne et Paul. Nous nous dépêchons de ranger le ventilateur et de monter en voiture pour éviter de nous faire distancer.  Michel, assisté de 3 co-pilotes, n’a finalement pas de mal à suivre les pérégrinations des deux ballons au dessus de la campagne loudunaise.

Après un vol de trois quarts d’heure, l’atterrissage chaotique se fait dans un champs de maïs moissonné, sous le regard étonné de son propriétaire. Nous devons effectuer le pliage avec précaution pour ne pas déchirer l’enveloppe.

Une fois sortie du champs, notre petite troupe se tasse bien sagement dans la voiture et décide très vite que le débriefing se fera autour d’une bière.

Nous finissons cette journée en prévoyant de nous retrouver le lendemain à l’aube,  pour un nouveau vol. Nous ne savions alors pas que les vents de la St François nous réservaient une belle surprise…

 

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