A ton étoile

Nous aimerions pouvoir nous échapper de cette peine qui nous submerge mais tout nous rappelle combien tu nous étais proche. Même chez nous il n’est pas possible d’éviter le souvenir d’une visite, d’une discussion ou d’un fou rire… à s’en faire mal aux zygomatiques comme tu disais. Immense pédagogue tu savais employer le mot juste, convaincu et convaincant. Et combien te connaissaient vraiment pour avoir eu l’honneur de toutes ces attentions dont tu avais le secret. Mais la qualité de tes présences devait sans doute masquer une immense solitude, qu’on arrivait parfois à déceler. 

Tu te considérais comme un membre de notre famille et nous nous sommes tristes d’avoir perdu un grand frère. Celui qui savait être avec nous pour chaque projet… irremplaçable. En colère, tu nous dirais que nous devons continuer car « personne n’est irremplaçable », mais combien de ta génération ont envie d’assumer la direction des vols d’une compétition. Combien ont envie de lancer une épreuve 3D, un Donut, une Star…  Cette étoile et tous ces noms d’épreuves que tu t’amusais à penser en rêvant à un vent favorable.

Et alors combien ?

C’est tout le petit monde de l’aérostation qui devrait pleurer ta mort, pas seulement nous et tous ceux qui t’aimaient.

F.L.

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